lundi 22 juin 2009

Rabat Ville -- Marrakech

Je ne sais pas pourquoi je m'assoie toujours sur la même chaise!! celle qui est exactement en face de la pâque en Fer où est écrit en gras «il est formellement interdit de traverser les voies».
Comme par simple hasard, je me met dans un compartiment avec huit personnes partant vers la même destination.
Les deux jeunes femmes près de la fenêtre, leur valise était tellement lourde qu'elles l'ont laissé près de leur place, si ce n'est qu'un vieil homme portant des lunettes et une casquette en dépit qu'il avait mal à la gorge (il mettait un appareil) les a aidé à la remettre sur le porte bagage.
Tous les trois (deux jeunes femmes aidés par le vieil homme) s'entraident main en main soulevaient la valise, vu sa lourdeur, le rideau s'arracha de sa place, la bouteille d'eau s'est perdu sous les chaises orange et le reste du café dans la tasse s'est écoulé. Une fois la mission accomplie voilà les trois qui se mettent à rire. L'homme demanda au jeunes femmes d'où elles venaient, l'une répond: « de Mekness».
Ce qui m'apparait bizarre c'est que la majorité des gens qui utilisent le train portent tous un journal, une bouteille de «Sidi Ali» et parlent tous Français. À l'extérieur il faisait froid, un ciel morose, premiers signes de pluie.
Le vieil homme s'est endormi, ces petits yeux qui même ouvertes semblent être fermées, à l'extérieur des lueurs de soleil timides tentent d'apparaitre. J'ai envie de dormir ! Surtout que cette nuit je me suis réveillé à 2h03 du matin, je suis restée éveillée jusqu'à 5h38 pour ensuite dormir jusqu'à 6h38 et prendre la route à 7h45.
Arrivé à la gare de «Mohamadia», la bouteille d'eau sort de sa cachette, le vieil homme l'attrapa et la donna aux jeunes femmes. Les deux devant moi, une fille et un garçon ont l'âge de 30 ans , ils se ressemblent comme deux goutes d'eau, on dirait une fille et son frère jumeaux, ils avaient un accent plutôt algérien ou plutôt des marocains qui devaient avoir passer plusieurs years en USA, je pense que c'est plutôt le deuxième choix, parce que de temps à autre la fille annonce des mots genre: all right, ok...
Arrivé à «Ain Sbe3», je me rend compte que les deux devant moi étaient from Italie. Une fois à Casa voyageur, le compartiment s'est transformé en bande de vieilles et de vieux. La femme à l'entrée du compartiment mettait son sac à main lourd entre ces gambes, le fameux vieil homme avec la casquette lui demanda de le remettre sur le porte bagage, la veille lui dit que c'est lourd et qu'elle ne peut pas le soulever:

هاد شي غير بنات لي قالو ليا ديه أما أنا كنهز معايا غير حوايجي
اوا البنات حنانات، الله يرضي عليهم

le vieil homme au casquette aidé par un autre homme chauve qui venait d'intégrer le compartiment mettaient le sac dans l'endroit dédié.


Arrivé à Berrchid, le vieil homme au casquette m'adressa la parole:

كتقراي لهيه؟
Je ne sais pas ce qu'il entend par «lhih»

الرباط
فاش؟
معلوميات
ثلات سنوات؟
لا سنتان
ومن بعد؟
من بعد كتدبر على راسك
Tellement le train été chargé qu'il y avaient plein de monde dans le couloir, voilà des femmes qui se mettent à discuter:
لاباس كي دايرا بشرى؟لاباس
نتي غادا للسطات؟
لا غادا لمراكش، مفخباركش حنا صافي سكنا في مراكش
Le vieil homme avec la casquette dit à voix basse:

اوا مبروك


Il s'est mis à rire, moi aussi je me suis mis à rire, la bande de vieux qui partageaient avec moi le même compartiment depuis à peu près 2h me regardent avec une curiosité aussi étrange et avec une soif énorme pour savoir ce que je suis entrain de noter depuis que je suis là. Au couloir un groupe de femmes avec des petits enfants:

أ بلاتي أبلاتي
شد، شد هاد الصاك دوزو للقدام
أ بلاتي، را حنا بغينا نزلوا
فين غا تنزلو را التران زاد
تا كوليه يوقف
تا فين غا يوقف
مشيتي دابا تال سيدي العايدي ونزلي

Arrivé à Settat, il est 10h12, la femme assise devant moi, avait la peau noir, on dirait qu'elle travaille en tant que «tyaba / cuisinière» dans un palais, elle portait une djellaba jaune, deux foulards un rose et un marron, elle portait entre ses main un sac noir. Sous la djellaba apparaît un caftan rouge sous lequel apparaît encore un tricot mauve.
À destination, j'ai pris des glaces tellement j'en avait envie et que j'ai pas pu prendre la dernière fois, j'ai appelé la personne qui est censé me recevoir (...) j'ai passé 1h à «asswa9 essalam», à acheter tous ce que je pouvais: une bouteille d'eau, encore des glaces, du chocolat, des shiwn gum, coral, des piles (je ne sais pas pourquoi), une bouteilles à huile en verre pour ma mère, un déodorant For men pour mon frère..
J'ai quitté asswa9 esslam destination lycée Hassan II où j'ai passé 15min à discuter avec une veille femme qui n'avait pas un accent merrakchi, de la Commune Municipale de Giliz au Consulat de France.


«c'est l'heure de dire au revoir» dit les télé-tobiz, j'ai fait la queue pour payer mon ticket, j'ai pris m'a place habituelle dans un compartiment de la 2eme classe - là où je me suis toujours assise depuis le premier jour où j'ai arrivé ici à Marrakech, The Red Hot City , il y a 3 ans – tous près de la porte, visage regardant Marrakech qui s'éloigne une fois pour tout, je mange mon deuxième glace au chocolat mousseux pour aujourd'hui (…)
dans le compartiment il y a avait un homme et son assistante (il s'avère à la fin que c'est un palestinien) et une famille récemment mariée avec leur petit enfant (j'adore kids)..ceci fera peu être l'objet d'un nouvel article, d'ici là je vous souhaite une belle vie et à moi nice trip.

mardi 26 mai 2009

Au train avec des chinoises

Je suis au train, partageant un compartiment avec six femmes : trois femmes marocaines et trois autres ayant un look chinois.
À leur entrer au compartiment, la plus jeune d’eux demanda :
- ce train est pour marrakeche ? - avec un drôle d’accent ayant tendance au « Rifia»
J’ai répondu : oui – en remuant ma tête –
Les deux chinoises assises devant moi : une veille ayant des cheveux jaunâtre, portant des lunette dorés, un manteau rouge, un jeans. L’autre à coté est plus jeune portait un manteau gris. La troisième s’est assise près de moi portais un manteau beige et un jeans tous comme le mien, elle portait un parapluie entre ces mains. Toutes les trois avaient l’air très fan.
Les autres femmes marocaines, chacune dans son coin ; une tenait un mobile sur son oreille sans aucune mot (wa9ila elle été en train de biper qqn). L’autre près de la porte portait entre ces mains des feuilles blanches.
Les ladies chinoises animaient des discours en commentant les paysages à travers la fenêtre, si au moins je comprenais ce qu’elles disaient, j’allais bien pouvoir tous vous raconter.
Quelque heures plus tard, la veille chinoise sortait de son sac à main un comprimé, elle a pris de l’eau pour l’avaler, elle n’a pas pu ouvrir la bouteille de Sidi Ali, là passa à celle à coté de moi, cette dernière n’a pas pu l’ouvrir non plus, là passa à son tour à la plus jeune d’eux qui enfin a pu l’ouvrir.
1er point de contrôle, le contrôleur prend nos tickets pour les vérifier, la plus jeune des femmes chinoises tend les 3 tickets au monsieur, ce dernier la regarda avec de gros yeux et un drôle de sourire, quand il quitta le compartiment, il lui a fait un salut en remuant sa tête avec le même sourire.
Hôpital « Molay Abdallah » : Je déteste Casablanca. La jeune chinoise portait entre ces mains un guide touristique du Maroc qu’elle lisait avec beaucoup d’attention, tandis que les deux veilles discutaient, parlaient, elles étaient tellement heureuse et attendaient Marrakech avec impatience.


Arrivé à « Sidi El aidy », les chinoises sortaient de leurs sac à main des cigarettes dans un emballage chinois et allaient fumer. De retour, la veille femme sortait de son sac une bouteille comme celle d’un médicament et leur proposait s’elles voulaient des vitamines. Elle en a pris une, la plus jeune aussi, celle à coté de moi n’en voulait pas. Des minutes après la plus jeune d’eux sortait de son sac à main un « kakaweit », l’a mis sur ces lips. Dehors il pleuvait.
Arrivé à « mechr3 ben 3ebbo », il est 10 :27.
A 11 :04, un homme rejoigne le compartiment, s’adressa aux femmes chinoises en parlant anglai :
- Are you from japon ?
-La veille ne répond pas, celle à coté de moi dit : casakhisstan, russie.
-How do you find morocco?
-personne ne répond. L’homme quitta le compartiment.
Un autre homme intégra le compartiment, portant un habit militaire il a vite remarqué que je été entrain de tout noté sur mon agenda me disait :
. 2 M كتبي يا
Je me suis mit à rire, il s’adressa ensuite à la femme à coté de moi et lui dit :
-Vous parlez français ?
Elle ne répond pas, c’est plutôt la plus jeune qui répond :
-Moi je parle français, eux non.
-Vous parlez allemand donc ?
-Non, turkich.
Le monsieur a quitté le compartiment à bengrir.
Voilà le distributeur du café qui passe, la jeune chinoise demanda du thé, malheureusement le monsieur n’en n’avait pas, lui proposa de choisir entre le capuccino ou un café au lait.


Au moment où le distributeur servait les femmes, voilà un homme barbu qui passe dans le couloir, s’adressa au serveur :
باش كيدو معاك هادو؟
لنكلي.
خنزر فيهم كاليهم كازاخستان و مشا
La veille chinoise a pris 100DH de son porte monnaies rouge, la donna au monsieur qui lui a rendu le reste, elle le compte avant de le mettre dans son porte monnaie puis dans son sac à main. Toutes les trois se sont mis à boire chacune son café en discutant. Reste 30min pour arriver à destination.
N.B : une fois là bas c’été une journée fort agréable et bien évidement inoubliable, je tiens à vous signaler qu’une fois devant la belle gare de Marrakech et en attendant l’arrivé de la personne qui m’accueille pour cette journée, j’ai vu les 3 femmes chinoises entrain de prendre des photos devant la gare…








mercredi 6 mai 2009

أعتذر يا سيدي

سلا 20 ماي 2006، 1:12 صباح


أعتذر يا سيدي عن دمعة

سكبتها في مجلسكم الموقر

الحال وقد عرفتها فحبكم

يا سيدي فاق طاقة البشر

اعذروا ضعف حالي وقلة

حيلتي، فأنا الأمة الأغر

أسأل العفو منكم

ومن رب الشمس والقمر

كانت هذه حالي مند الليلة

ما قبل الأولى وكل الليالي الأخر

وجاء غيابكم القطرة

التي أزاغت عن مجرى النهر

أعتذر يا سيدي فما أردت

يوما إحراجكم، سأعيد في الأمر النظر

لا أريد أن أكون عبئا

ولا مستصغر الشرر

سأوقف كلامي الآن وقد هطل المطر

منذرا بخير منتظر